L'estrade du modèle, éclairé de trois spots rouge, vert et jaune. "Ici, c'est pas vraiment très clean, mais s'il y a un endroit que l'on prend toujours soin de nettoyer, c'est l'estrade". Quelle jolie attention. Avec ces carrés de moquette verte, et l'éclairage feutré, on croirait poser sur une table de billard.



Un paravent pour faire un petit couloir d'entrée... et de sortie.

La cabine du modèle, improvisée avec un dessus de lit orange à franges.


Les fenêtres ont été condamnées, et la moquette qui recouvre les murs se grise de poussière au fil des ans.

"Messieurs les artistes, que votre liberté soit propre S.V.P. Herblay le 6 février 1978"

Hommage au fondateur de l'atelier: un dessin de lui, soigneusement mis sous verre.

Les "balcons", pour avoir une vue en plongée. Ingénieux système, on devrait y penser plus souvent.


"-C'est lui, le fondateur, non? -Oui, en effet. Il se baladait à poil dans la rue en plein hiver. Il laissait son chauffage cassé trainer au fond du jardin, et il fallait aller ouvrir l'eau a chaque fois qu'on voulait se laver les mains. C'était un original."
Sacré pépé.

Le plafond et les fameux spots. Ce qui pend à droite, c'est un thermomètre IBM. J'ai eu le temps de l'observer. Ca occupe.

Si cette bande de papis et mamies n'avait pas été adorable, je crois que l'endroit aurait vite tourné au glauque. Mais cette pièce de 25m2 avait quelque chose d'intime, avec sa poussière, ses vieux posters, son vieux mobilier, ses toilettes à la turcque "à gauche en sortant". C'était vraiment charmant. Et chaleureux.
1 commentaire:
On s'y croirait, elles sont vraiment très belles tes photos Carole, tu a du faire le ménage avant de les prendre. Un modèle d'Herblay. Alain B.
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