mardi 31 juillet 2007

Mardi 31

Plus de moustiques au réveil, ça repose…
Vu que nous avons fait plus de km que prévu hier, il n’en reste que 40 pour aujourd’hui. Youpi !

Pause chez les vendeurs de peau de renne pour acheter des souvenirs. C’est trop moche, on se barre. 

Après, c’est la descente de la mort (5km) à 7%, juste avant Alta, donc tant qu’à faire, je propose de déjeuner au canapé au bord de la mer. 

Ca fait du bien de sentir l’air marin (après presque deux jours dans les terres) et la jolie baie d’Alta.

Laura aimerait bien casser les pâtes en deux, mais chez les Laeuffer, en grande majorité, c'est un sacrilège... alors elle se plie au règlement. 

Là Anne nous prépare un truc au thon mais je crois qu'au final ça va être presque imbouffable...

Personne au canapé, on est comme des rois… la glande s’arrête quand le papi à qui appartient la cabane et probablement le canapé débarque. Il l’air cool, mais Anne et PA y voient une bonne occasion de lever le camp.

J'aime à croire que ce sont des HLM norvégiens...

Toute cette agitation pour se retrouver à glander 2 ou 3 heures à l’aéroport, devant une glace (oui je sais on ne se refuse plus rien ces derniers jours) J

Vers 18h30, nous quittons l’aéroport pour nous rendre au resto à l’occasion de l’anniversaire de Nanoue. On tourne en rond dans l’Alta Sentrum qui est en fait une zone commerciale, en plus il flotte. Je finis par aller demander dans un magasin de fringue où on peut trouver ce merveilleux restaurant dont le routard vante tant les mérites. La vendeuse, navrée, m’explique qu’il n’existe plus. Nous rabattons donc notre soirée sur une pizzeria en sous-sol qui nous donne une impression que nous n’avions pas eu depuis longtemps : la nuit, la fête. Anne veut aller boire un pot. Lucie a envie d’une bière (bien qu’elle n’ait pas vraiment besoin d’une vraie nuit pour ressentir cette envie…!). Laura et moi rêvons plutôt d’un lit douillet. Mais en sortant, Anne est calmée : il fait jour et il pleut. Lucie a toujours envie d’une bière, mais finalement, le café branché du coin ne branche qu’elle…

Nous plantons donc le camp, sous la pluie, bon voyage à PA qui reprend l’avion demain, et zou, le rêve de Laulau et le mien se réalisent : dodo.

lundi 30 juillet 2007

Lundi 30


C’est l’open space pour Laura et moi dans la tente ce matin, car Lucie s’est expulsée, à cause de la chaleur (sisi, depuis hier déjà on roule en débardeur !) et du sol irrégulier de la tente, préférant le caillou d’en face.
Les moustiques ont déserté la plage.


A 13h, atteinte de Skaidi, où l’on rejoint l’itinéraire emprunté à l’aller. Déjeuner à l’ombre d’un parasol à la terrasse d’un petit épicier avec glace en dessert, le vrai luxe. On prend notre temps, ça a vraiment un goût de vacances. On fait les comptes, les couronnes circulent.

(oui, cette photo est moche, mais on est heureux, c'est le principal, non? :) )

Les enfants norvégiens n'échappent pas à la règle du "et si on se maquillait avec nos cornetto?".


Puis on repart, mais la pluie et le vent on décidé de nous tenir compagnie… Premier arrêt pour le goûter, à l’abris d’un mini-rebord de toiture d’une maison qui traîne dans la steppe.
Je trouve de belles pierres vertes sur le bord de la route (on dirait de la cryptonite ! ahah). Les pierres, c’est mon péché mignon.


Deuxième arrêt pour cause d’intempérie à 18h.
Installation non-loin de là près d’une rivière… infestée de moustiques.  Le feu les calme un peu mais leur quantité est impressionnante autour de nous.


dimanche 29 juillet 2007

Dimanche 29

Voici à quoi ressemblait notre campement de la nuit.

... et à quoi ressemblait Anne au réveil :)


Jesus loves you (il vous offre des douches).


Je voulais me lever plus tôt que les autres pour aller faire des photos de la ville, mais c’est râté, et en plus j’oublie mon chargeur de piles et PA fonce le récupérer à 6h alors que le bateau part à 6h15. Ouf, merci PA !



Petit dej sur le pont de l’Hurtigruten puis retour à l’intérieur pour finir notre nuit, tandis que PA s’eclispe au sauna (ben ouais douche et sauna dans les même 24h c’est plus que ces dix derniers jours !).


Manque de goût indéniable dans les salons de l'Hurtigruten: l'utile avant le beau! (c'est une table en verre).


Cherchez charlie-carole! un truc jaune affalé sur un canapé de luxe...


Notre destination est décidée, au grand damn d’Anne, qui en a gardé un souvenir quelque peu amer (avec des bateaux qui n’existent pas et une immobilisation de presque 10h…) : Hammerfest.
Ce qui réduit considérablement le chemin à parcourir pour rejoindre Alta (où PA doit prendre son avion pour rentrer). Total : 37 km à parcourir aujourd’hui, et 50 pour les deux suivants : les vacances, quoi.

Passage obligé devant notre très cher Passasjerterminal (où nous avions fini notre nuit quelques jours plus tôt sur fond de lard grillé-mayo à 5h du mat...).

LE sandwich typical norwegian, on y aurait pas pensé.

Des mannequins-lunettes très expressifs.


Et des rennes qui font une petite promenade en ville (j'en ai vu certains entrer dans les jardinets, sans déconner).

L'intérieur des toilettes d'une station service à la sortie de la ville. M'a beaucoup marqué. C'est bucolique.

Après la traversée, il est déjà tard, le déjeuner ne tarde pas, nous nous posons dans un champ et, gagnés par la flemme d’une nuit trop courte, s’enchaîne avec le goûter à 17h, ce qui nous fait décoller à 18…



Laura en profite pour faire sécher son linge.



Et nous fait un remake de sieste impressioniste.





Ca c'est PA qui trouvait très drôle de me voir me balader dans un champ d'herbes plus hautes que moi.



Après la grande pause, ça carbure à mort, l’air de rien on fait nos bornes, allégées par un tunnel imprévu mais bienvenu qui nous économise une montée…
Pas de sources en vue, nous dérangeons donc un peu les locaux pour remplir nos bouteilles. Je suis de corvée avec Lucie, et nous tombons sur un couple de retraités qui nous accueille ravi, j’essaie de leur parler anglais, allemand… mais la mamie continue de me parler en norvégien comme si on se connaissait depuis toujours. Elle nous prend en photo avec Lucie et nous repartons les bras chargés de carburant et plutôt amusées de cette rencontre.





On pose le campement en bord de mer, assistant au coucher de soleil qui n’en finit pas...



samedi 28 juillet 2007

Samedi 28


Journée plutôt courte, mais pas des moins marrantes, avec un réveil à 11h30. Après le petit dej avec Milan, qui a dormi à la belle et s’est pris la flotte, on entame les 2km restants pour aller au bout du bout, au « Europa Nördligste Punkt » (Knivskjellodden), avec son livre d’or et sa boîte protectrice où les gens de passage on laissé cartes et pièces de monnaie en souvenir.






Scoop du jour: voilà ce qu'on voit quand on est au Cap Nord:


Incroyable, n'est-ce pas?

Ca c'est la falaise du Cap Nord officiel:






Photo obligatoire avec les coordonnées du point géographique...


Et c’est reparti pour 9 km à pied, de pente raide parce qu’il a fallu descendre pour arriver sur la plage et que, fatalement, il faut remonter.


Lucie qui pose pour PA comme si elle poussait le Cap.


PA pris avec amour par sa soeurette Anne.


C’est le caniar, pas un pète de vent, on trime grave, même sans vélo. Puis le vent se lève, la pente s’adoucit, on se retient de se jeter dans un lac magnifique avec Laura, car finalement le temps presse, il faut aller faire les courses à Honnigsvag. Sauf que depuis hier, j’ai décidé de prendre le bus pour « redescendre », car le chemin est vraiment de longue haleine, ça va prendre 3 heures…
Arrivés au bout de nos 9km, on récupère nos affaires laissées là la veille, intactes. On se sépare en deux, Anne et PA qui enfourchent leur vélo, et Lucie et Laura qui se sont laissées tenter par ma paresse.


Encore quelques montées et descentes pour arriver au fameux panneau du Nordkapp parsemé d’autocollants. Pas de bus sur le parking, Lucie va se renseigner à la « caisse » du Nordkapp, et la nana, qui nous demande d’où on vient en vélo, nous laisse passer gratos en apprenant qu’on a fait le chemin depuis Alta. En gros, on peut aller voir le vrai Nordkapp. Sauf que Anne et PA sont entrain de pédaler toutes bringues pour choper le supermarché avant la fermeture (horaire obscur), et que le prochain bus (on s’est séparés à 17h) est à 00h15. Donc il faut s’activer pour trouver un camion ou un camping-car charitable pour prendre 3 nénettes, leur vélo et leur chargement ; c’est pas gagné d’avance, et on se donne une heure pour trouver. Le taxi nous coûtera sinon 700Nok pour trois (gloups).
Et là, Ô miracle, je trouve des allemands, un père et son fils, qui peuvent nous prendre, mais doivent d’abord écrire 20 cartes postales. C’est merveilleux ; juste le temps pour Laura de poster un colis, moi de faire un brin de toilette, et Lucie de sympathiser avec des bordelais et de gagner une bière (qu’elle ne finira pas, d’ailleurs, car les cartes postales ont été expédiées rapidos).


Le camion jaune, c'est le nôtre!

En avant pour Honnigsvag en version motorisée, c’est si bon d’aller si vite sans effort… Le fiston conduit le camion tandis que le papa nous suit en moto, du haut de ses 67 ans. Un joli petit couple.








En arrivant, nous retrouvons Anne et PA au quai d’embarquement des bateaux, les courses sont faites, des bières et des chips nous attendent sur la table de piquenique, c’est le luxe. Une fois le quai vide, un guide allemand, qui parle français en plus du norvégien, vient nous aborder (ah, et ce que j’allais oublier, c’est qu’avant notre arrivée, Milan avait rtrouvé Anne et PA au même endroit, et avait même balancé que Lucie avait bu une bière avec deux français… ça devenait vraiment louche !) .
Manifestement, il avait envie d’exercer son français, et il finit par nous demander où nous dormons, parce qu’il connaît une cabane ouverte où on pourrait être à l’abris. Il dit aussi qu’il fait partie de « l’Hospitality Club » et qu’il voyage beaucoup grâce à ça. Il finit par nous dire que si la cabane ne va pas, on peut aussi dormir au sous sol de « l’église » où il vit (bizarre), mais après 22h quand les gérants sont partis (encore plus bizarre qu’une église ait des gérants !).
Il ouvre la porte de l’office du tourisme aux filles pour qu’elles aillent aux toilettes, et 22h arrive… On échoue donc dans le fameux sous-sol de ce qui s’avère être un foyer catholique, il nous allume le chauffage, on peut cuisiner et il nous « offre » même une douche, qui est normalement payante. C’est le Nirvana ! Il y a même des matelas !
Il nous rejoint au moment du dessert et on papotte job d’été et compagnie, comment se faire 5000€ par mois avec Hurtigruten ou ce genre de chose. Il se débrouille super bien en français. On se couche à h30. Réveil à 5h15 pour prendre le bateau à 6h15. On profite bien de ces quelques heures de confort extrême…