Laura me retrouve en fait à l’aéroport, car j’ai oublié de lui filer ma carte d’étudiant pour qu’elle ait des réducs avec le ferry.



Arrivée à Gardenmoen (l’aéroport d’Oslo), j’essaie de voir si c’est possible de gruger le train (à 9€), mais avec le vélo, c’est compliqué, et je ne sais pas trop si les contrôleurs circulent dans les trains systématiquement.
Après un périple assez compliqué d’escalators, je me retrouve de nouveau à l’aéroport pour acheter mon ticket de train, et il s’avère qu’avec une carte d’étudiant, la navette chère est moins chère que le train banlieue… Heureusement, j’avais gardé sous ma nouvelle carte d’étudiant l’ancienne que je falsifie et qui me servira à mon avis encore pas mal, contrairement à ce que j’avais prévu.
La navette me conduit au centre d’Oslo en 20min, c’est assez impressionnant.
Je trime à mort pour ouvrir ma boîte de maïs avec l’ouvre-boîte manuel, puis juste le temps de me faire interviewer par un journaliste qui fait la chasse aux touristes et à leurs impressions sur la ville d’Oslo, je fais un tour à l’office du tourisme pour voir un peu what’s on in Oslo pour mes prochains jours de visite.
Je me dirige ensuite vers un centre culturel pour me connecter à internet, mais une fois de plus, le routard s’est trompé, l’endroit est désaffecté ! Il est presque 17h, l’heure plutôt appropriée pour me diriger vers le nord de la ville, là où une amie m’a indiqué un lac autour duquel il est possible de camper sauvage.
Elle m’avait conseillé le T-bane (tramway) pour y aller parce que la montée est hard, ce qui n’est pas faux, mais comme j’ai le temps, je la fais à moitié à pied, à moitié en vélo… Je cueille des framboises sur le chemin, c’est merveilleux. Puis je vais faire quelques courses au Kiwi du coin, et en sortant, le temps s’est couvert. Et là, bim, le cafard, que le soleil avait écarté, me tombe au coin du nez. Le cafard de la vie en communauté qui a brutalement cessé. Je suis seule à Oslo, et il fait un temps de merde.
Je me jette sur la tablette de chocolat, même les sandwichs prévus me foutent le cafard, donc je ne les mange pas. Juste quelques chips. Un vrai repas bien équilibré de fille déprimée.
La solution : appeler papa et maman. Bouh, je suis triiiiste dites moi des mots doux. Manque de pot, ma mère n’est pas rentrée, mon père me dit par sms qu’il préfère appeler plus tard… ô désespoir. Personne ne m’aime.
Je retourne au chaud au Kiwi, écris mon journal, sympathise succinctement avec la caissière qui s’étonne de me voir rôder ici, et le moral remonte, assez pour me donner la force d’aller monter la tente. En sortant du supermarché, la lumière a baissé, on dirait presque qu’une vraie nuit est en route.
C’est vrai que, 1500km plus au Sud, ça fait moins de soleil…



(merci Google Earth (= )
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