J’avais mis le réveil à 9h, histoire de me créer des repères temporels, car je laisse mon portable éteint, vu que je ne peux pas le recharger, du coup je n’ai pas de montre. C’est très dur de se lever quand soudain plus rien ni personne ne vous y oblige…
Après avoir trouvé mon courage –argument n°1 : ma vessie pleine-, et plié la tente qui a fini par sécher de la rosée pendant que je réfléchissais longuement à ma durée de vie si je n’allais pas pisser, je finis par prendre mon petit dej préféré, soit pain de mie, frishkase et confiture, au bord de l’eau (du lac), au soleil. Un écureuil s’invite à mon festin avec une dextérité que j’ai du mal à suivre par cette heure matinale.


Des baby sitter à côté de moi mettent les pieds dans l’eau avec leurs chérubins, des mamans se promènent avec leur poussette. C’est fou ce parc il y a du monde dès le matin.
Pour retourner au centre, c’est que de la descente, donc assez rapide. Mais je traine pas mal sur mes freins car les différents « anneaux » périphériques du centre sont très intéressants.
D’abord, juste après le lac, il y a plusieurs « hameaux coloniaux », qui sont en fait des regroupements de maisons typiques norvégiennes en bois coloré. A l’entrée, il y a même un plan, on dirait des emplacement de camping.
Après ça, il y a des maisons en pierre, limite béton, grisâtre, mais ça fait un peu château fort, pas du tout HLM qui vieillit mal. Malgré la tristesse des couleurs, l’ensemble est charmant. On dirait presque la banlieue londonienne.
Ensuite on rentre dans le centre, et là, on se croirait à Barcelone, avec des façades classiques colorées. 

Puis enfin, arrivée près de la gare centrale, de grands buildings modernes structurent le paysage, avec des cafés branchés à chaque coin de rue. Bref, j’ai envie de m’arrêter partout. Bon, c’est vrai il fait un temps superbe, ça aide à idéaliser… En même temps il m’en faut peu…

(juste pour la blague)J’essaie de trouver le musée d’histoire naturelle, où se tient actuellement une expo sur l’homosexualité chez les animaux, mais je ne la trouve ni de visu, ni sur le plan. Je demande l’heure à deux charmantes Osloiennes (bon, ca n’existe pas mais il n’y a pas d’équivalent en français), il est 12h45, il est temps d’aller me poser sur la presqu’île pour faire ripaille.
C’est assez fou, sur ma gauche défile un joli port de bateaux privés, tandis que je longe le périph qui se trouve à ma droite.
En suivant les touristes, je me retrouve dans un immense parc au bout duquel se trouve une plage. J’installe ma maison, car c’est un peu l’impression que j’ai quand je décharge mon vélo sur l’herbe, face à la mer, que j’abandonne quelques instants pour un pipi, profitant de cette occasion pour faire péter le short, le maillot et les sandales.
Je fais ma petite popote, pof pof, ya même des ananas en conserve, miam. Après mon dur apprentissage au maïs de la veille, c’est torché vite fait bien fait.
Le ventre plein, étalage de crème solaire et bronzette. Il doit être 15h.


Au bout d’un moment, je décolle pour faire un tour dans l’île et repérer un coin pour camper. Je profite du tuyau d’eau de la plage pour me faire un petit shampoing, c’est pas du luxe.
Après cela, je me dirige vers une autre plage (« la plage du paradis », ce genre de chose, ça se manque pas) que je n’ai pas vue. Je m’y pose pour lire le routard. En attendant, il est 17h30, j’en ai ma barbe de glander, donc je change mes plans pour la soirée, je vais aller me poser sur l’île de Gressholmen, car le routard dit qu’on peut y camper en pleine nature au milieu des lapins.
Je prends le bus à la plage puisque de toute façon, il faudra payer un billet et que les ferry sont compris dans les transports en commun (chouette, non ?). Petite surprise, c’est 10 Nok plus cher que dans le routard, avec 15 de plus pour le vélo. 


Mais je ne suis pas au bout de mes surprises car arrivée au ferry, on me dit que je ne peux pas prendre mon vélo. Je cours l’accrocher au bout du quai (ça m’étonnait, aussi, qu’il y ait tant de vélos accrochés là…) et me retrouve avec ma tripotée de bagages sur les bras (oui, des sacoches de vélo, ce n’est pratique QU’en vélo).

Arrivée sur l’île, je vois un panneau d’interdiction de camper. Youpi. Tant pis, j’y suis j’y reste, il est 20h je ne vais pas encore changer mes plans ! mes faibles muscles ne font pas long feu, je m’installe sur une colline tout près des embarcations, au soleil.
Le cafard est de retour, des chansons tristes dans la tête, et cette putain de ritournelle de Claude François « je me sens comme une chanson triiii-steuh, langoureux et maaaa-lheureux… », chanson qui n’est d’ailleurs pas triste du tout, et qui n’est d’ailleurs rien du tout, une vraie daube.
En contrebas, il y a le port, et les marins se sont installés sur le ponton pour dîner. Je les écoute chanter, accompagnés d’une guitare, ça me réchauffe le cœur. Je décide après manger de descendre prendre quelques photos, mes premières de nuit ou presque…







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