vendredi 20 juillet 2007

Vendredi 20

Réveillée par mes cuisses que je sens comme deux énormes bûches lourdes et compactes à souhait, difficile de me dire que je pourrai grimper avec joie sur mon vélo aujourd’hui. Pauvre boulet que je suis, mes trois compagnons se partagent la moitié de mes bagages pour me convaincre de remonter dessus. Selon PA, on a fait 1,5km sur les 4 qui mènent au début de la balade, c’est pas gagné, vu les pentes d’hier.
Finalement, on était à 300m de ce point. Ouf.


On planque les vélos et bagages, et c’est parti pour 4h de marche ! J’ai retrouvé mes gambettes, c’est plutôt rassurant. PA quant à lui décide de prendre son vélo pour, je cite, « s’amuser un peu ». Ahah.



Lacs, gadoue, neige, buissons et arbustes bas, c’est la toundra.





(au moment où je prenais cette photo, je recevais dans mon cou un projectile frais et humide. Anne n'avais pas perdu une seconde pour entamer sa première bataille de neige estivale)





Les gorges, au bout du chemin, c’est profond. Il y a une barrière peu solide qui nous « protège », avec plein de trucs gravés dessus. On voudrait graver « nique la police », mais rien de dispo pour la gravure. C’est pas trop grave. Mais quand, dans le guide du routard, on trouve écrit « arrivés à la poubelle, suivez le fléchage rouge », on peut bien imaginer « arrivés à la barrière nique la police, vous pourrez admirer les gorges » avec délectation.


Sur le chemin du retour, la température baisse, une petite pause pomme et chocolat s’impose. La pluie commence à tomber. On revet nos capes et en avant pour la descente de l’affreuse montée d’hier, parcours caillouteux du combattant pour nos pauvres pneus de ville avec lulu. Une clairière tranquille pour installer le campement, et c’est parti pour le couscous à la tomate et au thon. Les moustiques nous attaquent de toutes parts, pas un moment de répit, le stock est illimité. Je remonte la fermeture de ma cape juqu’au-dessus de ma tête pour en faire une tente, et finis de manger sans l’être moi-même…

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