Départ pour les îles au mieux, un peu moins loin au pire, selon notre forme.
Arrêt shampooing dans une station-service près d’un port.
(Il faut croire que les Norvégiens sont tête en l'air...)Des gens vendent des fourrures de caribou et des bois un peu plus loin. Il fait froid, il pleut et le vent est contre nous ; c’est la grosse déprime, on roule à 2 à l’heure.
Tentative de squatter une cabane de pêcheur pour le déjeuner, mais tout est fermé, donc sandwichs sous la pluie, protégés du vent par le poncho de PA accroché à un reste de palette de bois. On décide qu’il nous faut un abris chaud, les filles ont les pieds trempés (je revois Anne me dire avant de partir « surtout, prends des chaussures bien imperméables ! c’est très important » et débarquer avec lulu le jour du départ avec une paire de baskets neuves).
C'est là que nous avons croisé nos premiers rennes.
Nouvelle destination : le camping le plus proche, que l’on atteint d’ailleurs assez vite à 17h30.Là se pose un gros dilemme :a-t-on la force de faire 40km en trois heures, pour attraper le ferry pour les îles à Oksfjord (c’est marrant, hein ?) à 19h45 ? Réponse presque unanime et enthousiaste : oui ! Trois gauffres à la confiture de fraise englouties par personne, et on est parti pour trois heures de folie.
Trop motivés au départ, moyenne de 15km/h dans les plats et 20 en descente, lorsqu’arrive la côte de la mort, un col à traverser, 1,5km en montée. Bim. Après ça, des lacs magnifiques, eaux turquoises, mais pas le temps de dégainer l’appareil, le temps nous est compté. Mon degré de frustration est au top. Tunnel de 4km, truc de ouf, impression de faire de la spéléo.

On trace, mais 5min de retard et bateau râté, malgré Anne partie en éclaireur. Dégoûtés. Le bouton de moustique que j’avais au talon c’est transformé en énorme bosse. PA m’annonce que depuis ce matin, on a parcouru 90km. Personne n’en crois ses oreilles, mais de toute façon, avec le bateau râté, tout ce qui nous reste, c’est la fierté d’avoir relevé le challenge…(Mes photoooooos bouuuuuh :’()Voici quel a été notre itinéraire...

Le groom de l’hôtel du coin, qui ressemble à Alfred dans Batman, nous donne les horaires des ferrys. Oksfjord->Hammerfest 2h15-5h30 (du matin, oui oui), et Hammerfest->Machin (incapable de retenir le nom) 7h-10h. Nuit blanche en perspective, mais au chaud, c’est déjà ça.

(J'ai tenu à immortaliser la déco de cet hôtel, c'étais bluffant)Echoués au bistro d’Alfred (en fait ce n’est pas le bistrot d’Alfred, mais une maison-porte-pancarte du bistro d’Alfred, avec chauffage et eau courante). Dîner coquet au chaud.
Palace flottant, « lever » de soleil (on sentait qu’il s’était un peu affaibli, et reprend alors du poil de la bête) sur les fjords a 2h du mat.

Pendant que les autres dorment, je fais le tour du propriétaire.Ci-dessous, le roi et la reine de Norvège.
Sur le pont, je suis époustouflée par le paysage qui s'offre à moi, sans cesse en mouvement. Je mets beaucoup de photos, mais sachez qu'il y en a BEAUCOUP PLUS. ;)


Tout ce luxe, et moi, raccord avec le charriot de la femme de ménage... On dirait que je viens de tuer quelqu'un.
Les commandant de bord de l'Hurtigruten, promotion 2005. Pareil, je ne vous en mets qu'un seul, mais sachez qu'ils étaient plus beaux les uns que les autres.




Arrivée à Hammerfest à 5h30, et pas de bateau pour « Machin » à 7h, c’est un grand mystère, il faut attendre que l’office du tourisme ouvre pour connaître les horaires.Ptit dej au nutella à 8h. Dodo intermittent au passenger terminal.
(KK, c'est moaaaaaaa)À 10h on va glander à la biblio. Là-bas, j’hallucine que les mômes de 10 ans me parlent en anglais (en fait ils font la queue pour aller jouer sur internet, que je squatte pour acheter mes billets Alta-Oslo).

Visite du centre commercial, achat de crème à moustique et paracétamol.On va reveiller Anne qui dort à la belle au bord de l’eau. Courses, déjeuner.Au supermarché, ils vendent des patates à barbecue pré-aluminiumisées.

Leurs mannequins-bébés sont vraiment flippants.
On prend le bateau à 16h. Il y fait chaud, et le soleil transperce les vitres, je m’endors comme une masse. (Je me rappelle à l’arrivée du bateau « Whaou didonc ça a été vite la traversée !-Non, Carole, c’est juste que tu a dormi pendant tout le trajet »).Petit port de pêche ensoleillé, ça nous fait chaud au cœur, mais on est morts. Un peu plus loin, petit coin pour campement.


Anne et Lucie tentent la baignade en mer, mais les méduses les refroidissent (on crois rêver, dans un pays aussi TROPICAL que la Norvège en plein été, avec des pointes a 20°C, les fléaux sont les moustiques et les méduses !). Je fais ma toilette et lessive en maillot de bain. PA bronze en polaire. Je le rejoins. On dîne et dodo avec une vue magnifique.
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