samedi 28 juillet 2007

Samedi 28


Journée plutôt courte, mais pas des moins marrantes, avec un réveil à 11h30. Après le petit dej avec Milan, qui a dormi à la belle et s’est pris la flotte, on entame les 2km restants pour aller au bout du bout, au « Europa Nördligste Punkt » (Knivskjellodden), avec son livre d’or et sa boîte protectrice où les gens de passage on laissé cartes et pièces de monnaie en souvenir.






Scoop du jour: voilà ce qu'on voit quand on est au Cap Nord:


Incroyable, n'est-ce pas?

Ca c'est la falaise du Cap Nord officiel:






Photo obligatoire avec les coordonnées du point géographique...


Et c’est reparti pour 9 km à pied, de pente raide parce qu’il a fallu descendre pour arriver sur la plage et que, fatalement, il faut remonter.


Lucie qui pose pour PA comme si elle poussait le Cap.


PA pris avec amour par sa soeurette Anne.


C’est le caniar, pas un pète de vent, on trime grave, même sans vélo. Puis le vent se lève, la pente s’adoucit, on se retient de se jeter dans un lac magnifique avec Laura, car finalement le temps presse, il faut aller faire les courses à Honnigsvag. Sauf que depuis hier, j’ai décidé de prendre le bus pour « redescendre », car le chemin est vraiment de longue haleine, ça va prendre 3 heures…
Arrivés au bout de nos 9km, on récupère nos affaires laissées là la veille, intactes. On se sépare en deux, Anne et PA qui enfourchent leur vélo, et Lucie et Laura qui se sont laissées tenter par ma paresse.


Encore quelques montées et descentes pour arriver au fameux panneau du Nordkapp parsemé d’autocollants. Pas de bus sur le parking, Lucie va se renseigner à la « caisse » du Nordkapp, et la nana, qui nous demande d’où on vient en vélo, nous laisse passer gratos en apprenant qu’on a fait le chemin depuis Alta. En gros, on peut aller voir le vrai Nordkapp. Sauf que Anne et PA sont entrain de pédaler toutes bringues pour choper le supermarché avant la fermeture (horaire obscur), et que le prochain bus (on s’est séparés à 17h) est à 00h15. Donc il faut s’activer pour trouver un camion ou un camping-car charitable pour prendre 3 nénettes, leur vélo et leur chargement ; c’est pas gagné d’avance, et on se donne une heure pour trouver. Le taxi nous coûtera sinon 700Nok pour trois (gloups).
Et là, Ô miracle, je trouve des allemands, un père et son fils, qui peuvent nous prendre, mais doivent d’abord écrire 20 cartes postales. C’est merveilleux ; juste le temps pour Laura de poster un colis, moi de faire un brin de toilette, et Lucie de sympathiser avec des bordelais et de gagner une bière (qu’elle ne finira pas, d’ailleurs, car les cartes postales ont été expédiées rapidos).


Le camion jaune, c'est le nôtre!

En avant pour Honnigsvag en version motorisée, c’est si bon d’aller si vite sans effort… Le fiston conduit le camion tandis que le papa nous suit en moto, du haut de ses 67 ans. Un joli petit couple.








En arrivant, nous retrouvons Anne et PA au quai d’embarquement des bateaux, les courses sont faites, des bières et des chips nous attendent sur la table de piquenique, c’est le luxe. Une fois le quai vide, un guide allemand, qui parle français en plus du norvégien, vient nous aborder (ah, et ce que j’allais oublier, c’est qu’avant notre arrivée, Milan avait rtrouvé Anne et PA au même endroit, et avait même balancé que Lucie avait bu une bière avec deux français… ça devenait vraiment louche !) .
Manifestement, il avait envie d’exercer son français, et il finit par nous demander où nous dormons, parce qu’il connaît une cabane ouverte où on pourrait être à l’abris. Il dit aussi qu’il fait partie de « l’Hospitality Club » et qu’il voyage beaucoup grâce à ça. Il finit par nous dire que si la cabane ne va pas, on peut aussi dormir au sous sol de « l’église » où il vit (bizarre), mais après 22h quand les gérants sont partis (encore plus bizarre qu’une église ait des gérants !).
Il ouvre la porte de l’office du tourisme aux filles pour qu’elles aillent aux toilettes, et 22h arrive… On échoue donc dans le fameux sous-sol de ce qui s’avère être un foyer catholique, il nous allume le chauffage, on peut cuisiner et il nous « offre » même une douche, qui est normalement payante. C’est le Nirvana ! Il y a même des matelas !
Il nous rejoint au moment du dessert et on papotte job d’été et compagnie, comment se faire 5000€ par mois avec Hurtigruten ou ce genre de chose. Il se débrouille super bien en français. On se couche à h30. Réveil à 5h15 pour prendre le bateau à 6h15. On profite bien de ces quelques heures de confort extrême…


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