vendredi 27 juillet 2007

Vendredi 27

Dernière journée de voyage pour le Cap.
On se réveille sous la pluie. Sous la bâche, Lucie prépare nos tartines au fromage blanc (le fameux Philadelphia) et confiture de fraise...

Le tunnel de 8km avec 9% de dénivelé qui tue. Ça nous nous prend trois plombes de le traverser, c’est la mort, à 200m sous la mer, il fait trop froid.

Et après une descente interminable, une montée interminable.


Anne me soutient: "Au panneau 60, on voit la sortie!". Ouf, elle a raison.

En sortant, on se retrouve dans les nuages.

On déjeune au bord de la mer.


Et là apparait le paysage mystique du cap nord...

Un îlot de calme, ce sont des maisons à louer pour les vacances. D'ici c'est magnifique, mais imaginez qu'eux, ils voient une route avec des pecnots à vélo... Bon d'accord, ça reste un îlot de rêve en Norvège...

Début de la véritable ascension. Là on a déjà morflé. Et il reste à peut près à renouveler l'effort trois ou quatre fois...

C'est accablant de souffrir autant et de prendre quand même tant de plaisir à voir ce qu'on a devant les yeux.


Cette masse de brouillard, sur la route, c'est une expérience incroyable, on dirait que ca ne va jamais finir.



Et quand le soleil perce, alors là, c'est carrément bluffant.



Et quand vous sortez des nuages, en fait il fait super beau!




Laura, mon point de repère et ma motivation. La voir dans le même état que moi me rassure à un point que vous n'imaginez pas.

Plein de vilaines montées et de vilaines courbatures pour cette journée.
Au parking du Nordkapp, des Français en caravane nous offrent des gâteaux, des bières et du thé. On ne pouvait rêver mieux à ce moment-là, après une telle ascension… Anne partage le dernier petit-beurre Saint Michel, et du coup, les caravaniers nous prennent en pitié et ouvrent un paquet de barquettes à l’abricot.
Pour voir la suite, sans frais supplémentaires, il faut continuer à pied, 9km exactement, pour atteindre la falaise la plus au nord de l’Europe. La falaise officielle du cap nord est payante et il faudrait encore faire quelques kilomètres pour l’atteindre.
Nous attachons alors ensemble nos vélos, et abandonnons pour la nuit nos affaires autres que pour dormir et manger.
On croise et passe la soirée avec un tchèque un peu collant, un motard, Milan, qui nous accompagne pour la balade jusqu’à la fameuse falaise.

Des gisement de quartz sortent de terre, c'est assez inattendu.

De nouveau des Kerns, qui nous sont ici vraiment utiles, vu le brouillard qui a envahi la randonnée.


Le paysage est complètement mystique, avec de grands passages brumeux, mais c’est cette même brume qui nous empêchera, à minuit, de voir le soleil se poser sur l’horizon et y rebondir sans disparaître.... Tant pis.

À 2h30, au moment d’aller se coucher (car demain grasse-mat’, c’est fête), il pointe du nez dans sa robe rouge, ce qui nous console un peu.

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