mardi 20 février 2007

Donnerstag, den 20.


"Bonjour! Je suis malheureusement déjà repartie! Je reviens ce midi. Si tu repars, remets les clefs dans la chaussure dehors! Bon après-midi! Martina"
Car Matti n'avait pas de double des clefs, alors on se débrouillait en les planquant dans des chaussures...

J’ai retrouvé Kristin le midi pour manger un risotto à l’hôpital parce que c’est bon et que c’est 1,60€ le repas.
On rentre chez elle, un garçon rigolo lui tient la jambe au téléphone. Il voulait l’emmener faire un tour, mais comme c’est « compliqué en ce moment avec les hommes », elle refuse. Finalement, après avoir discuté de ce que je pouvais faire de ma journée, elle se rend compte qu’il peut être un bon guide, alors elle le rappelle pour lui proposer de m’emmener ; je bronche pas, même si j’ai peur de me coltiner un boulet tout l’aprem, et comme il arrive dans 30min, elle a même le temps de se laver les cheveux et de venir avec nous. Sauvée.

Je leur parle du cheval-fontaine qui a de l’eau qui sort par les trous de nez, dont m’a parlé raphifi, et ils veulent me montrer tous les chevaux en statue de la ville. Martin me prend en photo entrain d’imiter l’un d’eux. Puis on joue aux statues avec Kristin. Je comprends rien quand ils se parlent l’un à l’autre, et comme Martin a bon feeling, il me replace systématiquement entre eux deux pour que je puisse un peu mieux comprendre, et peut être aussi pour leur rappeler de parler en « Hoch-Deutsch » devant moi, sinon c’est du dialecte et donc presque du charabia. Ils m’apprennent à dire « laisse tomber » en autrichien, « Wurscht !… », avec le geste associé, comme ça si je trouve pas mes mots, ça peut être pratique, même si j’ai tendance à m’acharner, parce que je sais que le mot est là, dans ma tête, et qu’il trouve pas la sortie. Avec eux je le sors à chaque occasion, parce que ça fait rire Martin qui est très fier de m’avoir appris un mot si drôle et pratique (?). Je peux le dire dix fois, il se marre encore ; c’est la french-touch.




Je rentre pour dîner, avec les quelques emplettes du matin (Kristin m’a prêté un vélo-trop de chance-et j’ai dû parcourir 5km pour trouver un SPAR, alors qu’il y en a un à 800m dans la direction opposée). Je commence à faire cuire mes spaghettis, et le frère de Matti débarque, on parle de voyages, d’un ticket de train pour parcourir l’Europe, il me montre ses photos des grandes villes de France que j’ai jamais vues, on partage les spaghettis, et je dois partir car Kristin m’attend pour me déguiser en hormone du bonheur pour le carnaval, « Fasching » en autrichien.




On fait la tournée des bars pour distribuer des hormones du bonheur, au travers de bonbons, qui stimulent leur sécrétion, en échange d’une pièce.
Un des videurs a vraiment une coupe délirante, mais je crois que c’est pas juste pour Fasching (Kristin me le confirme quelques heures plus tard quand je lui en parle). Je lui demande si je peux le prendre en photo, et il est un peu récalcitrant au début et me demande pourquoi, alors Kristin intervient et dit que je suis une touriste française, et il accepte.


(shot du jour: orgasme)



On termine dans un bar irlandais où Kristin retrouve des amis. Je danse seule devant deux guitaristes sensés mettre de l’ambiance, mais ils nous balancent du vieux rock alors ça bouge pas des masses. Je reste quand même parce qu’ils enchaînent « Under the bridge » des Red Hot, et « No woman no cry », et c’est pas mal du tout.



Je dis à Kristin que je ne vais pas tarder parce que c’est pas vraiment drôle de danser et délirer toute seule, mais heureusement j’ai des sunglasses vintage, alors je suis la pauvre fille déguisée en chose indéfinie qui a personne avec qui partager ce moment, mais je suis incognito et les gens osent pas me regarder parce qu’ils ne savent pas si moi même je ne suis pas entrain de les regarder… ha ha !
Arrivée à la maison, dans la glace de l’entrée, je ressemble vraiment à rien avec ma perruque noire et mon maquillage improvisé (Kristine, la voisine de Kristin, m’avais dis sur un ton assuré « Fais-toi des pois blancs ! »-je me suis exécutée, ça faisait la même chose en négatif que mon tee shirt-robe-chemise de nuit-chouette, elles avaient l’air satisfaites, alors dans l’euphorie, j’ai mis du rouge à lèvres rouge et je me suis dessiné un cœur sur le nez- Kristin m’a dit que c’était parfait. Arsène n’avait ce soir-là aucun soucis à se faire, car je n’avais dans cet accoutrement aucun atout séduction).
Démaquillage et dodo. Ça pue la clope. Vive la France et ses lois anti-tabac.



(Dans le train à Bruxelles, je me demandais quels étaient les signes qui permettaient de dire que ces gens étaient belges et pas français ; c’était vraiment subtil, et à part le fait qu’ils sont plus souvent blonds avec la peau claire, et que dans mon champs de vision il n’y avait aucun noir ou arabe, aucune différence.)

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