samedi 24 février 2007

Samstag, den 24.

J’avais un peu de temps avant de rejoindre Kristin à la salle d’escalade à 16h pour sa compétition, et comme il faisait super beau, j’ai enfourché mon vélo, et je suis allée aussi loin que le temps me le permettait en suivant la Salzach (le fleuve qui traverse Salzburg). C’était vraiment super agréable, très reposant. En fait être ici, c’est vraiment être en vacances, parce que mes seules obligations ici sont : être là, parler allemand, profiter.
Ne pas penser à 36000 choses à la fois parce que toutes ces préoccupations sont loin d’ici. Une semaine c’est bien. Mais je commence à ressentir le besoin de rentrer, de faire mes 36000 choses.

La peluche du voisin tenait bien la garde ce jour-là.




Cabine téléphonique Salzbourgeoise.

Ca c'est une petite fleur qui croit que le printemps est arrivé, parce qu'il fait 15°C de plus que l'année dernière, et ils en pousse partout. Accessoirement, elle s'appelle "Leberblümchen", ce qui veut dire "petite fleur du foie". C'est tellement poétique.



J’ai donc rejoint Kristin, et appris à Martin l’expression «avoir les pétoches» avec le geste qui l’accompagne, qui n’existe pas en Autriche. Parce que Kristin est très nerveuse car la compet’ va commencer.

Si un jour vous avez besoin de voir rendre à la salle d'escalade de Salzburg, en voilà le plan, par Kristin.





Je suis rentrée sous la pluie, pour cuisiner à Matti un plat typique français (…), avant d’aller voir ensemble un concert de rock alternatif. Finalement elle était avec sa copine Evelyn, et elles se préparaient pour le concert qui commençait une heure et demie plus tard. On a donc repoussé au lendemain. Et puis on a traîné, bu un peu de vin blanc anglais, j’étais ronde, on a grignotté des gateaux d’apéro devant un film de Ron Howard avec Tom Cruise et Nicole Kidman («un pays très lointain» ?) et on a décollé à 21h…
Concert, d’abord un groupe moyenne d’âge 45 ans, blues rock, sympa. Après, il y a eu les fameux groupe, «The Exhibition», influences Pink Floyd, un peu d’Adagio pour le côté mélodique. Le chanteur était trop mignon avec sa chemise à froufrous et son jean pattes d’ef’.






J’ai rejoint Evelyn pour la fin, elle était un peu plus en arrière dans la salle. Matti faisait la conversation en arrière-salle. Je commençais à trouver la fumée super relou. Je pensais à rentrer seule, mais j’étais pas sûre d’une partie du chemin, alors j’ai attendu les filles.

Il y avait beaucoup de passages musicaux, et le chanteur se tortillait tant bien que mal pour passer le temps.

J'ai pris cette deuxième video qui est un solo de piano, et le pianiste est vraiment trop expressif, même si la video le rend assez mal. Le reste du groupe était assis sur la scène, et méditait. Un grand moment.


Matti et Evelyn étaient vraiment adorables, aux petits soins, Matti me disait sans cesse «tu vas voir, un peu d’air frais et tout ira mieux, on ira danser !». Elle avais peur aussi que je m’ennuie. Bien sûr que ça m’ennuyait d’être seule même si mes deux hotesses faisaient tout pour me mettre à l’aise. Mais on n’a pas à se sentir coupable de l’ennui des gens. C’est mon problème si je décide de rester, c’est mon problème si j’ai pas envie d’hurler pour avoir une conversation avec des inconnus, et que je reste silencieuse. Chacun est responsable de son propre ennui. C’est une question de choix.
On a fini par partir pour rejoindre un bar dans le centre. Je pensais pas rentrer, parce que j’overdosais de fumée, j’avais le ventre à l’envers.




Finalement, je suis restée un quart d'heure pour danser un peu. Un des Espagnols qu’on a retrouvé là me trouvait trop statique, parce que je restais adossée au bar, mais merde, je danse comme je veux ; il prenait ça comme une affaire personnelle, ça m’a saoulé, c’était le bon moment pour partir, prendre l’air.


Matti et Evelyn.


En rentrant, je me suis désappée, loin de moi cette odeur de merde qui me donne la gerbe, en plus Arsène me manque, mais ça c’est une autre histoire.
Nostalgique et malade, la flemme de prendre une douche, je me lave le visage, les mains, me mets de la crème partout pour oublier l’odeur qui s’est incrustée dans mes cheveux.
Il est deux heures passé, le sommeil ne tarde pas, malgré mes efforts pour commencer «A long way down», mon nouveau livre de chevet.

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