En partant, tout le monde était debout ou presque, Robi était déjà installé sur le canapé avec son journal, j’ai trouvé ça dingue. Je ne sais pas si c’était pour optimiser un maximum sa dernière journée de révision (parce qu’il avait un examen le lendemain), ou pour être là pour me dire au revoir, mais en tout cas, il était debout. Matti s’était recouchée, j’ai dû la reveiller pour un bisou dans le gaz…
Je suis donc partie en courant pour prendre le bus, comme j’ai l’habitude de le faire en période de cours, sauf que je pars rarement avec plus de 10kilos de baguages…
L’aéroport était désert. En moins d’un quart d’heure, je me trouvais en salle d’embarquement. Chouette, plus qu’une heure et demie à attendre !J’ai bien fait de prendre de la marge !
Y a une vue assez jolie de l’aéroport, Robi m’avait prévenue (parce qu’il y bosse quelques fois). On voit les montagnes.









En cas d'atterissage d'urgence, n'oubliez surtout pas de retirer votre dentier.



En attendant le bus pour aller de l’aéroport de Charleroi à la gare de Charleroi, je me rends compte que je suis plantée dans ma réservation de car Eurolines. Retour prévu le 5 mars. Ca me fait une belle jambe. De toute facon, hier soir déjà, en me couchant je me disais que j’allais peut-être changer mon billet pour rentrer plus tôt. En réservant il y a 1 mois plus je m’étais dit que quelques heures de battement me permettraient de visiter Bruxelles si l’avion n’était pas retardé pour cause de neige ou autre (ce que j’avais aussi fait pour l’aller). Mais pas de neige. Et puis tout bien réfléchi, la seule chose dont j’ai envie, c’est d’être chez moi au plus tôt.
C'est aussi ça la Belgique.

Je m’arrête donc à la gare de Bruxelles-Midi (d’ailleurs, je pensais m’être gourée par ce que en belge, ça donne « Bruxelles-Zuid », ce qui ressemble plutôt à Sud, non ? Quelques minutes plus tard, après qu’on m’aie confirmé que c’était la bonne gare, j’ai réalisé que le Sud, ben c’était le Midi…quelle cruche). Je pensais me retrouver à une autre gare, ou se trouvent les bureaux d’Eurolines (sûr que je me suis encore emmêlé les pinceaux avec zuid, sud, et midi). Et puis finalement, je reconnais plus ou moins la première gare desservie par le car, et un peu plus loin j’avais repéré un autre bureau Eurolines. Je prie pour que mon sens de l’observation ne m’aie pas fait défaut… et finalement c’était bon, il y avait bien un bureau. J’ai payé 6 euros pour changer la réservation, et 40 min plus tard, j’étais en route pour Paris !







On dirait que les mecs du train se font coucou par la fenêtre. C'est une pure coincidence.




Arsène m’écrit un sms pour me signaler que je peux passer le voir au boulot (il doit bosser jusqu’à 3h du mat) parce qu’il n’est pas trop sollicité. Ça me fait faire un petit détour avant de rentrer, parce que j’arrive à la Défense et qu’il est vers l’Étoile, MAIS C’EST PAS GRAVE DU TOUT.
Et puis Scarlett m’appelle pour me raconter ses aventures car, ça y est, mon téléphone tourne de nouveau sur le réseau français, alors le voyage passe très vite. Je reste relativement muette quant à mes propres aventures, mais je l’imagine déjà les suivre au jour le jour via ce blog, et tout de suite, ça me paraît beaucoup plus palpitant que de lui dire tout de suite toutes les choses importantes. De toute manière, il y en a trop.
Tu te souviens du double arc-en-ciel dont je te parlais ma Scarlett?


Finalement, le terminus, c’est Gallieni, pas de la Défense. Arsène est donc juste à l’autre bout de Paris. Mais 20 stations de métro, c’est tellement rien par rapport à tous ces kilomètres que je viens de parcourir !
Au métro Gallieni, il y a un anglais paumé. Il a pas été assez rapide dans le tourniquet et il est resté coincé entre justement le tourniquet, et la porte, avec sa valise. Je le dépanne. Il me demande si je speak english. Je réponds «Ja !» (oui oui, ça veut dire «oui» en ALLEMAND). Heureusement la sonorité est proche du «yeah», du coup il relève pas. Quand je lui explique comment faire pour se rendre à Saint-Michel, c’est un exercice terrible, je me surprends à parler allemand avec l’accent anglais. Dans le car, je lisais pourtant mon bouquin en anglais sans difficulté. Mais parler, c’est une autre affaire…
Je finis par y arriver mais avec des efforts énormes. Pendant tout le trajet, je prépare mon «Have a nice trip !», et il part heureux d’avoir compris du premier coup ce que je disais.
À 19h, je mange un pain au chocolat aux côtés d’Arsène, ça m’avait trop manqué (oui, les deux, si vous vous posez la question).
Et à 20h, je suis chez moi. J’ai fait le tour du cadran à voyager, et ce soir, je suis dans mon lit. Comment vous dire, j’ai encore l’impression que je vais dîner avec Kristin. J’ai subi une translation de 1000km, mais mes souvenirs traînent sur le chemin.
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